Vous êtes sur le point de décrocher le travail idéal, cependant avant de signer, un ultime challenge vous attend : la négociation de votre contrat professionnel. Ce document établit les fondements de votre rapport avec votre employeur. Que ce soit pour le salaire, les clauses particulières telles que la mobilité ou le travail à distance, ou encore les bonus et compensations, chaque aspect du contrat peut être sujet à des négociations. Donc, ne laissez rien au hasard. Quels aspects sont prioritaires à négocier ?
Quelles sont les conditions susceptibles de faire l’objet d’une négociation ?
Il est souvent possible de discuter et d’ajuster la majorité des conditions énoncées dans le contrat d’emploi. Bien que certaines puissent être impératives, comme celles imposées par la loi, l’employeur peut faire preuve de flexibilité concernant d’autres. Par exemple, il existe des professions qui nécessitent une présence sur le site de travail, mais qui peuvent offrir une certaine latitude concernant la rémunération ou les bénéfices sociaux. Voici une énumération d’éléments qui pourraient contribuer à un dialogue constructif avant la finalisation du contrat :
- Les horaires modulables ou les périodes de télétravail ;
- La rémunération, les pourcentages de commission et les bonus à l’embauche ;
- L’indemnité de déplacement ou pour usage d’un véhicule ;
- Les jours off, le congé payé et la saison des vacances ;
- L’offre d’instruments de travail, tels qu’un ordinateur, une imprimante, des tenues de sécurité et autres ;
- Le remboursement de certaines charges professionnelles telles que les coûts d’Internet ou de téléphone ;
- Les dépenses liées à la garde des enfants ou l’accès à un service de garde ;
- Le financement des frais de développement professionnel ou l’accès à des opportunités de formation continue ;
- Le remboursement des frais de relogement ;
- La cotisation au régime d’épargne pour la retraite ou au plan d’assurance santé ;
- La participation à la répartition des bénéfices ou aux options d’acquisition d’actions de la société.
Quelle est la méthode à suivre ?
Il est essentiel de se renseigner sur le marché, sur la rémunération pour ce rôle ou un rôle semblable dans une entreprise similaire. Cela vous fournira donc des raisons plus solides pour soutenir vos requêtes. N’hésitez pas à consulter un consultant en emploi pour une préparation adéquate y compris votre cv et votre lettre de motivation.
Ne jamais accepter sur-le-champ sinon, vous ne serez plus en mesure de négocier. Il est courant de nécessiter entre 24 et 48 heures de réflexion pour examiner une offre. Après cette période, vous pourriez sembler ne pas être intéressé par le poste ou utiliser cette offre pour améliorer vos conditions de travail avec votre employeur actuel.
Sollicitez une proposition écrite (un email peut suffire) qui détaille toutes les conditions de travail. Obtenir une proposition écrite vous assurera de ne rien négliger si vous envisagez de faire une contre-offre. Les mots peuvent être oubliés, mais les écrits demeurent. Cela peut prévenir des surprises désagréables après votre recrutement.
Cependant, si vous décidez de faire une contre-offre, privilégiez un rendez-vous en face à face ou par appel téléphonique avec votre potentiel employeur. Cela facilitera la compréhension de sa réaction et donnera une meilleure vision de son ouverture à vous proposer plus.
Pendant la négociation, l’employeur doit saisir que le poste vous attire véritablement, mais que vous auriez souhaité obtenir un peu plus. Utilisez cette conversation pour souligner votre valeur, afin de renforcer son choix de vous recruter, surtout en évoquant des aptitudes ou des succès que vous n’avez pas mentionnés lors de l’entretien.
Ayez confiance en vos compétences et informez-vous sur le marché à l’avance. Agissez avec bon sens dans vos requêtes et gardez à l’esprit le cadre de l’entreprise qui vous engage. Certaines entités disposent d’une plus grande latitude que d’autres ! Il est pertinent d’établir une évaluation numérique des différents facteurs constituant les conditions de travail. Par exemple, une hausse de salaire de 4% peut représenter environ deux semaines supplémentaires de congés ou une contribution plus favorable au plan de retraite de l’entreprise, entre autres. Accomplir cet exercice pourrait vous permettra de quantifier vos requêtes et d’évaluer correctement les propositions.


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